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  • Photo du rédacteurMarie-Liesse DE LASSUS

Rize : accompagner la transition vers l'agriculture durable !

La BISE, c'est la Bonne Initiative de la Semaine !


L'objectif ? Mettre en avant des start-ups / des entrepreneurs qui innovent, au service de la transition ! 🌱

🚜 L’agriculture et le réchauffement climatique, quelles sont les problématiques auxquelles les agriculteurs font face ?


En quelques chiffres, 25% des émissions de GES dans le monde proviennent de l’agriculture. Or en Europe, les sols représentent également le plus gros potentiel de puits de carbone. Par ailleurs, l’activité des agriculteurs, qui représente 27% des travailleurs, est fortement menacée par les conséquences du réchauffement climatique et les perturbations macroéconomiques. En plus d’un cadre écologique à risque, il existe également un fort enjeu social de soutien pour nos agriculteurs, qui souffrent par ailleurs d’un taux de suicide 22% plus élevé par rapport au reste de la population en France.


Or, pour l’agriculture, qui est au cœur du vivant et impacte notre sécurité alimentaire, il existe une solution : l’agriculture régénératrice !


🌱 Qu’est-ce que l’agriculture régénératrice ?


Avec ​l'agriculture régénératrice, les agriculteurs s’intéressent particulièrement à la santé des sols en cherchant à restaurer un équilibre entre les écosystèmes et en améliorant la résilience des surfaces agricoles. Des leviers d’actions possibles sont :

  • la couverture permanente des sols ;

  • la diversification et la rotation des cultures ;

  • la réduction du travail du sol.

Cela inclut par exemple une optimisation de la fertilisation des sols en réduisant les intrants chimiques, la réduction de la consommation des carburants, ou couvrir les sols de façon intermédiaire avec des plantations.


🧑🏻‍🌾 A quelle problématique Rize répond-t-elle ?


L’agriculture régénératrice est très coûteuse, car mettre en place ces méthodes coûte en moyenne plus de 100€ par hectare. Cela correspond aux investissements (matériel et formations) et aux coûts et risques à court terme (baisse de rendements, nouveaux coûts etc.). Alors que ces agriculteurs font face à des capacités économiques limitées, le réchauffement climatique, lui, n’attend pas ! Avec un objectif de neutralité carbone d’ici 2050, il reste seulement 27 cycles possibles, car innover en agriculture ne peut se faire qu'une fois par an, soit un cycle cultural.


Notre objectif grâce à notre plateforme Rize ? Accompagner ces agriculteurs qui ont besoin de soutien financier pour s’engager dans la transition. Avec notre plateforme, les agriculteurs ont la possibilité de réaliser leur bilan carbone en moins d’1 heure, de simuler l'impact de leur projet en termes de séquestration et de baisse d'émissions. Cela leur permet d'obtenir leur potentiel de rémunération. Une fois le potentiel estimé, les pratiques mises en place, et vérifiées par nos équipes, nous rémunérons les agriculteurs à leur juste prix. En plus de la mesure et le reporting, nous vérifions donc les pratiques à l’aide de 3 modules :

  • une vérification grâce à une technologie de télédétection par satellite ;

  • une vérification documentaire par nos équipes ;

  • une vérification faite par des auditeurs externes.

Nous pouvons ensuite émettre des certificats carbones, ce qui nous permet de les vendre aux entreprises souhaitant contribuer à ces projets pour valoriser les pratiques des agriculteurs.


Aujourd’hui, nous comptons dans notre équipe une vingtaine de collaborateurs et nous travaillons avec plus de 400 agriculteurs français (avec un projet pilote en Roumanie). Nous sortons tout juste d’une longue période de préparation de notre base scientifique, que ce soit pour les calculs, les technologies satellitaires et le produit. Les premiers agriculteurs, embarqués suite à la présentation de leur projet en 2021 pour un projet sur 2022, et qui ont été soumis à une vérification en 2023, peuvent aujourd’hui recevoir leurs financements. Nous comptons une trentaine de projets qui sont arrivés à leur première année, ce qui nous donne déjà un volume de 5 000 tonnes de CO2 évitées, et vérifiées !


💡 En quoi votre approche est-elle différente des autres facilitateurs de crédits carbones ?

Nous travaillons exclusivement en ex-post, c’est-à-dire que nous faisons une estimation du projet et vendons les crédits carbones seulement une fois l'estimation vérifiée et validée. Nous avons par ailleurs un cycle de vérification annuel, au lieu de tous les 5 ans, où nous nous chargeons de vérifier les pratiques mises en place et de vérifier si elles produisent les crédits carbone correspondants. De fait, il est difficile pour un agriculteur, qui fait face aux aléas climatiques et économiques, de se projeter sur 5 ans et assurer ses projections en termes de séquestration carbone ! Avec notre approche, pas de risque pour les entreprises : les crédits carbones achetés correspondent bel et bien à des tonnes de CO2 qui ont été sauvées pour la planète.


⚖️ A quel cadre scientifique êtes-vous soumis ?


Aujourd’hui, il existe plusieurs cadres internationaux pour le marché carbone. Cependant, concernant l’agriculture, la formalisation des méthodes scientifiques est assez récente. En France, le ministère de la transition écologique a mis en place son propre cadre, le label bas carbone, en 2018 avec une méthode pour la grande culture.


Tous nos modèles scientifiques permettant de réaliser les bilans carbones de nos agriculteurs ont été construits pour être conforme aux exigences du label bas carbone. Cependant, nous avons fait le choix fort en 2022 de ne pas évoluer sous le cadre du label bas carbone pour répondre à deux enjeux majeurs :

  • Nous avons rendu notre méthode plus opérable en limitant la collecte de certaines données afin de rendre accessible les financements carbones à un plus grand nombre d’agriculteurs. La méthodologie du label bas carbone présente en effet un certain nombre de freins de par son aspect bureaucratique pour un impact assez faible sur la précision des calculs.

  • Notre approche, dite ex-post, de vérification annuelle est plus cohérente avec la vie du terrain et nous permet de garantir aux contributeurs un impact réel et vérifié. L’approche du label bas carbone est différente. Il s’agit de réaliser une projection des pratiques sur 5 ans et de venir vérifier seulement à la fin, ce qui présente pour nous un risque important pour les contributeurs.


⚠️ Comment choisissez-vous vos clients et comment limitez-vous le greenwashing ?


Nous cherchons à travailler avec des entreprises de toutes tailles qui ont déjà mis en place une stratégie bas carbone, avec un bilan carbone, un plan d’actions concret et une estimation du volume d’émissions qu’elles souhaitent compenser, pour limiter le greenwashing.


Par ailleurs, en travaillant avec ces entreprises, nous leur permettons de répondre à leurs problématiques de type RSE auxquelles elles font face comme la conformité réglementaire, une amélioration de l’image de marque ou dans la démarche d’une certification ou d’un label RSE.


Pour trouver nos clients déjà engagés dans leurs stratégie bas carbone, nous formons des partenariats avec tout un ensemble d’acteurs de l’écosystème (cabinets de conseil spécialisés, plateformes digitales de bilan carbone et reporting, brokers spécialisés sur le marché carbone volontaire, marketplaces carbone…) afin de rencontrer un maximum de nouveaux contributeurs pour nos beaux projets d’agriculture régénérative !


 

Merci d'avoir pris le temps de lire cet article !


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